Un lieu mémorable ? Pourquoi ?
Son nom d’abord, son éloignement de tout, l’ambiance « bout du monde », le fait de dormir à plus de 4000 mètres d’altitude, la beauté graphique du paysage, les couleurs naturelles, le ciel de nuit comptant plus d’étoiles que partout ailleurs….
Je ne sais pas vous? mais moi certains noms me font rêver, parfois depuis bien longtemps.
Tsomoriri est un nom qui avait accroché mon regard lors d’une promenade visuelle de curiosité dans un des nombreux atlas que j’ai le plaisir de posséder. Et depuis ce moment, je savais qu’un jour je foulerai les rives de ce lac, à défaut de m’y baigner dedans.
Ce grand lac se situe dans un coin de l’Etat du Jammu Cachemire, à quelques encablures de la frontière avec la Chine. C’est donc un lac indien mais qui ressemble en fait à un lac tibétain…
Au départ de Leh, il faut plusieurs heures de voiture sur des routes « moyennes » longeant le plus souvent des torrents tumultueux pour arriver au lac. Le voyage est long mais « il vaut le déplacement ». On longe l’Indus qui n’est alors qu’un gros torrent encaissé, on passe près de sources d’eau chaude suffisamment sommaires pour ne pas vous laisser penser qu’il y a une station thermale ici…, la rtoute se faufile à flanc de versants très escarpés et uniquement pierreux avant d’arriver au lac.
Le spectacle est extraordinaire: les lignes du paysage sont très pures du fait de l’absence de végétation et surtout les couleurs, saturées par l’altitude, éclatent superbement, qu’il s’agisse des bleus de l’eau, des autres bleus du ciel, des verts des rares cultures, des ocres/marrons des versants.
L’endroit est semble t-il désert! Pourtant le village de Korzok domine le lac. Quelques habitations, un grand monastère, plusieurs lodges en construction, quelques commerces en particulier des mini-restaurants… En guise d’hébergement, de grandes tentes avec lits de camp ont été installées par les tour operators locaux accompagnées d’une tente salle à manger. L’ensemble est agréable mais n’oubliez pas que nous sommes ici à 4500 mètres d’altitude! le sommeil tarde parfois à venir et les nuits sont un peu agitées sans oublier le froid qui peut être vif avec un vent quasi permanent qui rafraîchit sérieusement l’atmosphère.
Mais lorsqu’au matin, après un solide petit déjeuner, vous irez arpenter les rives du lac, totalement enveloppé dans une sorte de minéralité originelle tous ces tracas disparaîtront devant la splendeur du paysage. Vous pourrez marcher un long moment le long de la route qui mène vers la frontière… et la Chine. Mais depuis la guerre entre les deux pays pour quelques arpents de pierres, la frontière est résolument close.


Se promener sur ce blog, c'est partager mes expériences et mes émotions de Voyageur, mes connaissances et ma curiosité de Géographe et ma passion pour la Photographie, en laissant de côté le O d'orthophoniste.... C'est profiter des plaisirs que nous offrent les quatre coins du globe, du fond de son fauteuil ou du fond d'ailleurs.
Bonne visite !
dommage qu’on ne puisse plus accéder à des photos avec « ces photos peuvent vous intéresser ».
en tant qu’ortho, c’était intéressant d’avoir toutes sortes de photos accessibles en vrac d’un simple clic…
catherine mendelé-oliva
Belle description , connais tu la traduction du nom Tsomoriri?
Tso: lac
Ri : montagne
Tsomoriri : le lac entre les deux montagnes
Mangpo jullay
Dadu
J’ai arpenté les rives de ce lac en 2005 … J’ai pleuré devant la beauté et la pureté du paysage. Et j’avoue avoir encore beaucoup d’émotions en lisant ton article.
Merci de m’avoir fait revivre ca !